Looking at my pictures you must say: "How lucky he is to take pictures of such a pretty girl!" Nadéah is beautiful, yes. She is tall, blond, thin. And I take some great pictures of this concert. But you never imagine how many pictures I put in the trash. I´m not talking about spoiled pictures, there was, as always. No, I mean pictures that I would not dare show you so much they are upsetting! They become indiscreet in so they are both beautiful and poignant.
You, who were at this concert, have not seen these images, they are too fleeting. To exist, they need to be fixed by the click of the camera. You have not seen them, but you have felt them. You saw this beautiful young woman arriving in a straitjacket on stage to explain that she spent Christmas Eve in a asylum. You heard her tell, in a light way, how she lost her home, her love, her guitar. How she had to question his life to return to music.
You´ve also seen her, lively, playful, interpelant one or the other, descended from the stage to dance with you. And you liked it all
"Venus gets even" That's the title of her album.
 
She tells us how each injury has left a mark in her. Every mark became a song...
These marks have tossed this native Australia, from Paris to London from a good meeting to a bad one... That's why she was on stage in Tourcoing yesterday. On an other tomorrow.
Do not go to her next show to see what I do not show you. Go to it to come home with a music full of many influences. The memory of a band perfectly in tune with a singer full of charm and life.
Regardant mes photos vous devez vous dire : "Quelle chance de faire des photos d'une si jolie fille !" Nadéah est belle, oui. Elle est grande, blonde, mince. Et j'ai fait des très belles photos de ce concert. Mais vous n'imaginerez jamais le nombre de photos que j'ai mises à la corbeille. Je ne parle pas des photos ratées, il y en a eu, comme à chaque fois. Non, je parle des photos que je n'oserais pas vous montrer tellement elles sont bouleversantes ! Elles en deviennent indiscrètes tellement elles sont à la fois belles et poignantes.
Vous qui étiez à ce concert, vous ne les avez pas vues ces images, elles sont trop fugitives. Pour exister, elles ont besoin d'être figées par le déclic de l'appareil photo. Vous ne les avez pas vues, mais vous les avez ressenties. Vous avez vue cette très belle jeune femme arriver dans une camisole de force sur scène pour vous expliquer qu'elle a passé un réveillon à l'hôpital psychiatrique. Vous l'avez entendu vous raconter, de façon légère comment elle a perdu sa maison, son amour, sa guitare. Comment elle a dû remettre en cause sa vie même pour revenir à la chanson.
Vous l'avez aussi vue, vive, enjouée, interpelant l'un ou l'autre, descendant de scène pour danser avec vous. Et vous avez aimé tout ça
"Venus gets even" le titre de son album, pourrait se traduire par "Vénus s'en tire toujours".
 
Elle y raconte comment, de chaque chute, de chaque souffrance elle s'est tirée avec plus ou moins de cicatrices.
Ce sont ces cicatrices que vous ne verrez pas ici. Ce sont elles qui l'ont portée jusqu'à nous, de son Australie natale, ballotée de Paris à Londres par les rencontres, bonnes et mauvaises.
N'allez pas à son prochain concert pour voir ce que je ne vous montre pas. Allez-y pour en repartir avec en tête une musique plein d'influences diverses. Le souvenir d'un groupe de musiciens parfaitement en accord avec une chanteuse débordante de charme et de vie.
________________________________________________________________________ Scenes du Nord espere que vous avez apprecie ce reportage et vous remercie pour vos commentaires.