Le vent, bourrasque d' opium, bercé par le bruissement des feuilles aux sommets des maux de la terre.
Symphonie planétaire aux courants multiples qui sillonne l' univers d' un hasard pragmatique.
Surprise méprisante du voyageur atrophié de son couvre chef, enlevé par une vertigineuse brise battante.
Alléchante caresse volatile, frisson ensorceleur de mille fleurs livrant leurs pétales à cette danse insaisissable.
Le vent, une main tendu jamais prise, malchanceuse, indécise qui vire à la va vite les va nues pied des vicissitudes de leur véhémente activité ;
Le vent qui vrille les voûtes célestes dispersant les étoiles d' un claquement capricieux.
Le vent de la st valentin, valeureux vautours , serviteur des amants venimeux, qui accélère le vacillement des vêtements de velours.
Le vent courant , le vent d' hiver.
Le vent violent, des courants d' air.
Le vent claqueur de porte, farceur plein de tour, coordinateur de la malice des heures, qui fracasse les façades déployées aux alentours.
Le vent, moteur incontrôlable des girouettes aux mille formes scrutant pour toujours l' impardonnable horizon qu'il déforme.
Le vent, prédateur traquant les nuages pour les dévisager en grimaces du paysage, se contorsionne à en faire peur.
Le vent, hésitant, plante parfois sur l' eau, les navires aux voiles désertées de leur insipide contenant.