Il a tout traversé. Le rock'n'roll, l'electro, la chanson : il les a habité, débauché, magnifié. Il a été le contemporain de Serge Gainsbourg et des juke-boxes, de John Lennon et des bals du samedi soir, il vit désormais, même si son horloge avance, à sa propre heure, paré de son inséparable laptop, happé par l'électricité nocturne, révéré par les nouveaux artistes dans le vent, convoité par tous, insaisissable : il va tous nous enterrer, Christophe, le dernier des Bevilacqua, le dandy populaire, l'esthète lunaire, le chanteur légendaire. Il a 62 ans, il sort son neuvième album, «Aimer ce que nous sommes», et ce qu'il crée, ce qu'il est, on aime, si intensément.
Son précédent album, «Comm' si la terre penchait», date de 2001, c'était l'Odyssée de l'espace, Christophe inventait pour le XXIe siècle des chansons en apesanteur, belles et spéciales...