Olkan & La Vipère Rouge
G B : Bienvenue à Olkan & La Vipère Rouge. J'ai essayé de fouiller internet parce qu'on vous a vendu comme région PACA, de quel coin êtes-vous plus précisément ?
Olkan & La Vipère Rouge : Moi je suis de Marseille, Matisse est à Lyon et nous sommes de Romans-sur-Isère.
G B : J'imagine que si vous venez à Crossroads c'est que vous êtes accompagnés
OVR : par pomme banane qui est à côté de nous, Show me the sound. L’Antipode de Rennes connait bien le projet parce qu'ils ont été là depuis le début, mais on ne cherche pas vraiment à être accompagnés par des structures.
G B : Ma question c'est, l'accompagnement comment s'en servir et comment s'en protéger ?
OVR : Ah bon tu penses que ça peut enfermer que ça peut bloquer un peu ?
G B : Oui peut-être qu'on peut recevoir d'excellents conseils mais que le seul qui sait vraiment ce qu'il doit faire c'est l'artiste ?
OVR : Mais c'est vrai qu'on ne cherche pas vraiment à être accompagnés par d'autres structures. L'avantage avec Show me the sound c'est qu'il y avait une totale liberté quand on les a rencontrés. Et une totale confiance qui s'est vite établie ce qui nous a donné la possibilité d'explorer beaucoup de choses. Et c'est avec cette liberté là qu'on a pu trouver notre formule actuelle. Il y a eu la création du projet et un mois après la création du projet on a fait une résidence.
G B : Avez-vous fait des actions culturelles avec des écoles ou des des ehpad ?
OVR : Oui avec les Transmusicales de Rennes on a rencontré des collégiens on les a aidés à composer un morceau et on a fait 2 concerts avec eux. Et on a mangé à la cantine je m'en souviens il y avait des lentilles c'était pas très bon ! Il y a aussi la découverte d'instruments dont on n'a pas l'habitude et ça c'était sympa.
G B : Autre question : l'insularité. Il y a des gens qui viennent de partout mais je me demande si c'est si facile que ça de de sortir de sa ville.
OVR : C'est vrai que nous on n'a pas trop de difficultés, on a joué un petit peu partout. Dans le Sud dans le Nord en Bretagne ; on a joué à Strasbourg. On joue à Valenciennes ce week-end, et puis après on va jouer en Turquie. On a une formule qui passe un petit peu partout je pense. Le public qui aime l'électro s'y retrouve et celui qui aime les chansons, le texte s'y retrouve aussi. Il y a aussi quelque chose d'oriental, en général le public trouve toujours quelque chose à quoi s'accrocher.
G B : Est-ce que vous avez des recommandations de de groupes de chez vous ?
OVR : Il y a le Gros festival à côté de Romans que l'on conseille, avec des ingés son qui sont top. Il y a BAKIR super groupe avec qui on a joué au MUCEM, et à Lyon il y a « Eyes and Legs ».
G B : La dernière question spécialement pour vous, vous êtes de la région PACA et vous défendez un projet musical métissé, comment ça se passe ?
OVR : Nous on est à Marseille c'est un peu une enclave Et puis on va jouer au 6MIC à Aix. On est allé jouer à côté de Toulon. Il y a toujours des lieux de culture qui sont là depuis longtemps. Et puis Marseille c'est la ville où il y a le plus d'immigrés ou d'enfants d'immigrés alors... Nous on n'a jamais ressenti de problème c'est surtout les organisateurs qui peuvent rencontrer ce genre de problème. Il y a des gens qui veulent monter des bars à Nice et qui n'y arrivent pas. On devait jouer à Romans et c'est vrai j'ai reçu un mot de la mairie disant que « notre projet ne correspondait pas au projet politique culturelle de la ville ». Romans est une ville très très à droite !
par Guillaume Billy
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Écrit par Invité le 01/09/2025
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