Aziz Konkrite

Aziz Konkrite

Aziz, « c’est ma mère qui m’a appelé comme ça mais j’ai jamais cherché à m’en débarrasser ». Konkrite, « c’était le nom d’une agence de com que je tenais entre 2006 et 2011 ». Assimilés au départ, les deux morceaux ont fini par se rejoindre pour former Aziz Konkrite mais finalement, cela lui correspond plutôt bien : « Konkrite c’est le béton en anglais, donc ça rappelle ce côté urbain qui correspond à mon agence de com qui était spécialisée dans le Street Marketing et mes influences ».

Aujourd’hui DJ chevronné, c’est à 12 ans qu’Aziz a commencé de mixer. En 1994-1995, il put toucher aux vieux ordis Atari sur lesquels il créait des prods pour de jeunes rappeurs, mais « j’en ai jamais trop rien fait ». Alors il les a gardés au fond d’un tiroir puis il s’est mis à archiver des vinyles marocains jusqu’à en avoir une sacrée collection, mais là encore « sans trop savoir quoi en faire ».

Il fallait bien que tout ça serve à quelque chose et c’est finalement pendant la pandémie de Covid-19 qu’Aziz a eu le déclic : « J’ai ressorti les vinyles et les prods et je me suis remis à mixer ». Un tournant dans sa carrière pour lui qui a « longtemps joué la musique des autres ». Il est maintenant temps de « jouer ma propre musique et d’affirmer mon identité pour parler de ma propre voix ».

Cela a semblé facile pour Aziz. Instinctivement, il a mélangé les influences marocaines provenant de ses origines et de ses vinyles avec « tout ce que les influences occidentales m’ont apporté ». Le mix était donc une évidence, surtout que « freiné par le côté solfège pour apprendre un autre instrument et ensuite former un groupe », Aziz ne se voyait pas faire autrement pour créer sa musique et ainsi « partager mes émotions ».

Alors en 2025, le voilà de retour à la Condition Publique de Roubaix, là où tout a commencé pour lui puisque son agence de communication y était basée ! « C’est super drôle de revenir ici, je me souviens, je faisais du skate dans tous ces couloirs » plaisante Aziz de cette coïncidence car oui, « les organisateurs ne savaient pas que j’avais travaillé ici lorsqu’ils m’ont sélectionné. Ils l’ont appris après, c’était bien marrant ». C’est une belle histoire « qui rappelle qu’on revient toujours au point de départ ».

La boucle n’est pas bouclée pour autant car aujourd’hui implanté à Montpellier, Aziz n’est pas près de raccrocher les platines. Il a encore « beaucoup de foules à faire danser, d’émotion à transmettre » avec cette passion qui lui permet « de lâcher prise ».

Retrouvez également une galerie photos associée à cette publication.
Pour cela, cliquez sur le lien suivant :

Voir les photos
Matias Perrin-Demurtas

Écrit par Matias Perrin-Demurtas le 09/11/2025

Découvrez d’autres publications de Matias Perrin-Demurtas.