Femmes sur le fil

Femmes sur le fil

Camille Blanc nous présente un spectacle entre danse et acrobatie. Ses deux compagnons sur scène sont un fauteuil club et un cube pour acrobate de 2 mètres de côté. Sur l'écran de fond de scène défilent des images de femmes d'âges différents illustrées parfois par les prises de parole de ces mêmes femmes, croit-on deviner.

Le thème du spectacle c'est les violences faites aux femmes, et chacune des femmes dont on entend la voix rend témoignage de la façon dont elle-même a été marquée par cette violence dans sa propre vie.

Sur scène Camille Blanc parfois est attentive, parfois songeuse et souvent en équilibre sur un fil, soutenant la parole de ces femmes.

Très peu de musique, un texte de Sylvia Plath pour introduction, et, curieusement, une chanson de Jacques Brel pour illustrer la partie trash du spectacle. Si je dis curieusement c'est parce que Jacques Brel interprète que l'on que l'on sait, est aussi comme beaucoup le savent, un sacré misogyne. Alors mon interrogation est la : la suivante faut-il voir dans ce choix de l'ironie, du second degré, voire du premier degré ? Choisir une chanson de Brel pour illustrer un spectacle sur les violences faites aux femmes, c’est trash !. Ou encore, faut-il séparer l'homme de l’artiste ? Que ceux qui ont vu ce spectacle se fassent leur propre avis.

Ce qui m’a aussi frappé, c'est le suspens. A la fin du spectacle quand, bien que le noir se soit fait depuis plusieurs secondes, le public, interdit, n'osait pas applaudir. Quand il eut compris il se rattrapa largement, faisant entendre à Camille Blanc que sa prestation les avait laissés, eux aussi, à bout de souffle.

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Philippe J

Écrit par Philippe J le 26/11/2025

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