La dernière fois que j’ai vu Gaëlle, en mai 2024, elle chantait dans un groupe nommé Silent Cure.
Depuis, elle a décidé de mener une carrière solo.
Mais pas que. Elle a aussi terminé ses études en école de commerce et mené à bien un contrat en alternance. C’est d’ailleurs ce qui me frappe lorsqu’elle évoque cette année écoulée : Gaëlle est une grande travailleuse qui a réussi à mener études, travail et projet artistique d’un même élan. Vivant dans la région parisienne, Gaëlle en profite pour participer à des jams, essaye de se faire connaître, construit petit à petit un nouveau répertoire. Et un jour : « Dali et son manager m’ont contactée, Dali avait vu une de mes vidéos, et il me propose de participer à son concert au Trianon. »
Du récit que fait Gaëlle de cette expérience, on serait tenté d’y voir une expérience quasi mystique tant l’émotion est encore présente ! Cette expérience lui permet d’enchaîner sur plusieurs dates de Dali, assurant sa première partie. Là encore, Gaëlle va faire la preuve de sa capacité à produire ; n’ayant pas encore un répertoire très étendu, en quelques semaines, elle va s’en construire un, s’autorisant une cover pour boucler les 30 minutes de son set.
Mais même les belles expériences peuvent avoir une fin… Après avoir bouclé études et alternance, vient le moment de se poser la question : « Qu’ai-je vraiment envie de faire ? » et l’occasion se présente.
Odezenne, se dit que ça serait une bonne idée de relancer son « Grand Prix » ouvert aux artistes indépendants. Que croyez-vous qu’il arriva ? Un jury composé, entre autres, de Zaho de SAGAZAN, Rebeka Warrior, Pio Marmaï et Rachid Madjoub décida que Gaëlle méritait de remporter le prix.
A la clé, une bourse de 20000 €, une participation aux 20 dates de la tournée « Doula » d’Odezenne, et un accompagnement par la SACEM et l’ADAMI. C’est tout ! ! !?
Pas tout à fait ajoutez à ceci que : « En plus, Odezenne, c’est un groupe que j’adore, et c’est le premier concert auquel j’ai assisté, c’était en 2018 à l’Aéronef (Lille) ! Et je me retrouve sur leur tournée, je partage le tour-bus avec eux, c’est un peu comme une colonie de vacances ! »
Ensuite, Gaëlle m’explique en quoi faire des premières parties est important pour elle ; elle le vit comme un apprentissage du contact avec un public qui n’est pas venu pour elle. Ce public, elle doit le convaincre soir après soir, y cherchant à chaque occasion la validation quasi quotidienne à laquelle tout artiste est confronté.
Puis vient le moment de se quitter. Pas pour très longtemps puisque j’assisterai quelques heures plus tard à cette première partie que nous avons essayé d’analyser. J’avais présents à ma mémoire les trois concerts de son ancien groupe auxquels j’avais assisté en 2024. Si Gaëlle définit toujours son style comme pop/soul, il y a bien du changement. Mais vous ne pouvez pas le savoir, vous venez de la découvrir !
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Écrit par Philippe J le 07/12/2025
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