NoSo

NoSo

Le temps s’arrête dès la première note. Le bleu envahit la salle de l’Aéronef. C’est une voix douce, transpirante de pudeur, qui se dirige vers le public. Un couple s’enlace. Le rythme s’accélère, se transformant peu à peu en battement de cœur. Noso ne regarde pas le public. Il reste dans sa bulle, ne bouge presque pas sur scène. Pourtant, la dynamique prend. Les spectateurs tapent des mains en rythme, sautillent, se laissent guider par cette voix entraînante. Les couleurs sont vives suivant l’artiste dans ses divagations. À un moment, une douche jaune l’éclaire, comme si le soleil s’était invité sur scène. La présence de Noso capte tellement l’attention qu’il est difficile de distinguer la basse et les percussions derrière lui. À la fin, il se relâche, échange des petites blagues avec le public. La sortie de salle se fait comme dans un rêve. Alourdi par la poésie de ce moment, il est difficile de revenir à la réalité. Pourtant, il le faut bien.

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Eugénie Willmé

Écrit par Eugénie Willmé le 19/02/2026

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