Tambours du Bronx Ambiance
Spectacle
Ambiance
2009-10-20
 18 photos
Rencontre avec Cécé et Dédé, dans les quelques minutes précédant le concert : Comment envisagez-vous cette tournée, après 20 ans de musique expérimentale ? Le dernier album studio remonte à 10 ans, nous voulions apporter les nouveautés qui nous trottaient dans la tête. Dans ce spectacle, il y a davantage de morceaux avec des visuels et des nouvelles compositions. Qui compose, dans le groupe ? Il y a 12 musiciens qui participent à l'écriture des morceaux. Le fait d'enregistrer un album est inévitable pour évoluer, avant le passage sur scène. Même si la scène est naturelle, pour les Tambours ! Dans le groupe, nous avons des talents qui permettent d'écrire, de composer, de travailler le graphisme, de concevoir les vidéos, etc. Toutes les compétences sont utilisées, finalement ! Comment se passe la relation avec le public, pendant vos concerts ? Le premier effet est « scotchant », puis les gens se détendent un peu, avant de se lâcher complètement. C'est sensiblement la même chose à chaque fois, il faut juste le savoir ! Il faut que les gens assimilent ce qu'ils découvrent, après ils se laissent emmener. Comment vivez-vous la musique, de votre côté ? C'est rock'n'roll ! Sur scène, il faut garder la maîtrise de la musique, rester concentrés? pas évident. Mais on a tous évolué, depuis quelques années, avec le passage de plusieurs musiciens. Le côté électro s'est renforcé, le spectacle est plus visuel, la musicalité est plus accrocheuse? La maturité, à 22 ans ? C'est ça ! A l'origine, nous sommes tous de Nevers. La formation est née le long des lignes de chemin de fer, en récupérant des bidons de la SNCF ! Nous avons commencé en nous amusant, aujourd'hui encore notre musique est « maison ». Le fait de travailler à 17, même après des années, ça reste fun et rock'n'roll. En plus, le retour du public est chaleureux, alors? ! Trois mots pour qualifier votre musique ? Puissante, visuelle, humaine. Des projets en vue, des collaborations envisagées ? Nous avons déjà eu l'occasion de jouer avec un orchestre philarmonique*. Mais l'approche nous semble trop écrite, un peu trop rigoureuse, « militaire » ! On n'a même pas l'impression de faire de la percussion, mais plutôt de la musique expérimentale. Une conclusion, un message ? On n'a pas de message ! Mais juste l'envie de continuer à tracer le sillon, en restant à l'écoute des évolutions technologiques. D'ailleurs, d'autres envies existent, des projets? Mais pour l'instant? chut ! Propos recueillis par Nikos *Au Zenith de Paris avec l'orchestre des Lauréats du Conservatoire national supérieur de musique en 2007.