Tryo interview Manu
Spectacle
Divers
2013-06-07
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TRYO interview Manu Le soleil brille à Maubeuge, la journée est belle et le premier jour du festival Les Folies de Maubeuge est une réussite. Tryo est tête d'affiche en cette première journée et ils nous ont fait l'honneur de nous accorder une interview. Derrière la scène, les membres arrivent au compte goutte. D'abord Daniel, puis Guizmo et Manu. Ce dernier nous accorde vingt cinq minutes d'entretien où il parle du groupe, des projets, de la tournée et de la saison des festivals en toute simplicité et avec une grande humilité.

Cyril Scènes du Nord : Vous avez débuté la tournée en octobre à Lille et multiplié les dates dans toute la France et à l'étranger, quel regard portez vous sur la tournée et quel accueil avez-vous eu à l'étranger ? Après les festivals, allez-vous reprendre la tournée ?

Manu : Le spectacle qu'on a commencé en octobre est un spectacle particulier, qu'on ne fait plus. On l'a fait avec deux autres musiciens, DJ Catman et Benjamin Violet, il y avait des décors, une mise en scène et il durait environ trois heures. Maintenant, place aux festivals, le délai de programmation est beaucoup plus court, la durée se situe entre 1h15 et 1h45 grand max. On ne peut pas emmener les décors et reproduire l'histoire avec six musiciens. Pour les festivals, nous faisons un mix de morceaux des anciens albums et du dernier évidemment. Si le spectacle est demandé et si on nous le demande, on le refera avec un grand bonheur parce qu'on a tripé. Pour répondre à ta question, l'accueil de ce gros spectacle a été super, les gens ont vraiment apprécié. Le côté électro n'a pas été bien pris par tout le monde parce que des gens n'apprécient pas ça et font un blocage sur tout ce qui est électro. Je peux les comprendre, je ne suis pas forcément un fan de ce style mais le but était de s'étonner, de faire des choses différentes et on a beaucoup apprécié de faire ça. Nous le referons peut être un jour. Pour l'étranger, c'est encore autre chose. En Allemagne, par exemple, cela fait à peu près un an qu'on y va. Lorsqu'on s'est retrouvé là bas, on a joué à quatre et on s'est rendu compte que cela faisait bien dix ans qu'on ne l'avait pas fait, que l'on n'avait pas retrouvé le Tryo de base, à quatre. Le spectacle de la tournée (Ladilafé) a pris fin et maintenant on continue à quatre. Le public allemand que l'on rencontre depuis peu de temps est très enthousiaste et très francophone, beaucoup plus doué que nous dans les langues étrangères c'est une évidence. Nous avons été très bien accueillis. Nous nous sommes aussi rendus au Japon il n'y pas longtemps et nous y retournons à la fin de l'année pour faire trois concerts, deux à Tokyo et un à Osaka. On est contents d'y aller, c'est une bonne surprise mais il n'y a pas de volonté chez nous de développer un marché à l'étranger. Ce serait plus le souci de la maison de disque que le notre. Notre métier c'est de faire de la musique mais pas de vendre des disques, on aime écrire des chansons et les réaliser ensemble mais surtout faire de la scène. Tryo c'est surtout un groupe qui a démarré sur scène et c'est ça qui nous motive.

SDN : Guizmo me confiait au mois d'octobre qu'avant la première de la tournée, il y avait quelque chose d'intense, avec un peu de stress car le travail de préparation était conséquent. Est-ce qu'avec le début de la saison des festivals c'est plus cool ou c'est le même sentiment ?

Manu : C'est plus cool évidemment, il y a un côté colo. Il y a toujours un peu d'appréhension de se dire comment on prend le virage ? Qu'est ce qu'on fait ? Qu'est ce qu'on met de côté ? Qu'est qu'on garde ? On s'est habitué à jouer à six avec un plus gros volume sonore, comment on va s'adapter à quatre pour les festivals? En même temps, on a tellement de ficelles dans notre sac depuis presque vingt ans qu'on retrouve des réflexes du Tryo à quatre. C'est assez amusant. C'est un retour aux sources de reggae acoustique, festif, avec de l'impro et de la déconnade.

SDN : A chaque sortie d'album, à chaque tournée, on sent vraiment un réel pl