Johnny Jane est passé par le Conservatoire d’Orléans et les Beaux-Arts.
Pour fêter sa jeune vingtaine, le chanteur, pianiste de formation, a
d’abord travaillé sur un EP au titre prémonitoire : Au pire c’est rien.
Belle occasion d’anticiper les tourments de l’époque tout en posant les
bases d’un style et d’une écriture, portés par des morceaux follement
expressifs. Depuis, Johnny Jane n’a cessé de peaufiner son univers.
Maintenant est file vers des territoires pop plus lumineux et Dans mes
rêves évoque la voix de Julian Casablancas et les tourments propres aux
ruptures et aux amours naissants.
Voix mûre et ample qui semble charrier le poids du monde, en équilibre
entre puissance et abandon, entre exaltation et mélancolie. On distingue
surtout cette science des arrangements qui doit autant à Gainsbourg
qu’à la nouvelle scène rap qui embrume les sous-sols du Paris
underground. Il développe une esthétique hybride où l’on devine des
influences de King Krule, Yung Lean ou Françoise Hardy. (source : youtube)