Nolwenn Leroy
Cette fois, c´était la bonne. Après deux reports, Nolwenn Leroy chantait à Arques, vendredi soir. ...
Vers 20 h 30, dès les premières notes, les 443 spectateurs ont embarqué « dans le navire Bretonne ».
Et déjà, à la mi journée, il y avait du monde, sur le quai. Des fans, comme Kévin, Marion, Adeline et Angèle qui guettaient l´arrivée de la chanteuse. Ce groupe, qui vient de Lille à Bruxelles, est un habitué des concerts de l´ex star-ac. Surtout Kévin, un étudiant en sciences, loin d´être rassasié : « J´en suis à mon douzième concert ! Bruxelles, Liège, le zénith de Paris, le festival Aymon folk, un show case à Seclin... ça fait trois mois et six jours que je ne l´ai pas vu, ça va bien me ressourcer avant les exams ! »
« La seconde partieest plus rythmique,on danse tous ! »
À côté, Emma et Anne. Les deux jeunes femmes arrivent de Vannes où la chanteuse donnait un concert jeudi soir. Comme d´autres, elles ont en main, ou sur le dos, un drapeau breton... Un peu plus haut, moins habituées, on trouve Sophie, 24 ans, et Francine, 50 ans. La mère et la fille, qui viennent de Setques, espèrent entendre « Je ne serai jamais ta parisienne ! Elle est magnifique ! » Voilà qui est dit.
De l´autre côté, près d´Emma, Anne, Nicolas et Louis, une famille de Saint-Omer qui s´était offert les billets pour Noël, « parce qu´on aime beaucoup la Bretagne... », attendent Hélène et sa fille Juliette, 9 ans. « On n´aurait pas dû être là. Nous n´avions pas de place.
À 20 heures, sous les conseils d´une amie, on a tenté. Il restait deux places... On est dans une petite région, c´est bien de pouvoir assister à des concerts comme ça... La salle est assez intimiste en plus, ma fille pourra voir, il n´y a pas besoin d´écrans géants. » Que non ! Parce que même si la salle est « intimiste », le public n´hésitera pas, pendant le concert à descendre devant la scène ou sur les marches pour voir Nolwenn Leroy de plus près et surtout danser. La gigue, notamment. Cette danse celtique où « l´on prend le petit doigt du voisin, et il y a toujours quelque chose qui se passe ! » La gigue : Kévin et ses amis l´attendait. Si la première partie du concert est plus poétique avec, par exemple, Mna Na H-Eirean ou Ma Bretagne quand elle pleut, la seconde « est plus rythmique, raconte Kévin. On danse tous !
» Perchée sur ses talons aiguilles noir, comme sa première tenue, Nolwenn Leroy arpente la scène en alternant l´anglais, le français et le breton puis la flûte, les percussions et le violon de sa grand-mère. Moonlight shadows, Tri martolod, sans oublier Brest , une reprise de Miossec.
Puis, elle n´oublie pas de se faire plaisir avec Sunday bloody sunday de U2 et termine le concert pieds nus pour danser surLa jument de Michao après avoir chanté, pour le rappel, l´attendue Je ne serai jamais ta parisienne. Il est 22 h 30. Fin du concert. Dans le hall de l´espace Balavoine, c´est le defrief : « C´était génial, génial, génial. » •
Source : La Voix du Nord (Anne-Sophie PUJOL )
--> Conditions de prise de vue : les 3 premiers titres (dont le premier ou un voile blanc cache la scène...) du bord de scène à droite. Déplacements interdits.